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# East Rodeo #

Psychédélies erasmusiennes

3/27/09 02:54 pm - Nostalgie

Parcequ,un depart, toujours.

Le Bosphore, İstanbul et sa foule,

les deuils,

la Mésopotamie, désert familier.

Un jeune viking qui sait voler,

je repense a ces dernieres années.

A ces derniers mois,

A ce garcon rencontré par hasard, blond, clair, lumineux et aui un jour me murmura que la vie n´est pas juste.

6/6/08 12:17 am - "si la vie s'était comportée mieux"

je me demande pourquoi la vie dois basculer ainsi, parfois.

aujourd'hui j'ai acheté des fleurs pour mon petit frêre mort, mon petit J., mon petit secret.


aujourd'hui j'ai craqué devant ma mère,

aujourd'hui je me suis rapelée la chanson de Maxime le Forestier, celle qui m'a tant fait pleurer, petite:

Toi le frère que je n'ai jamais eu
Sais-tu si tu avais vécu
Ce que nous aurions fait ensemble
Un an après moi, tu serais né
Alors on n'se s'rait plus quittés
Comme des amis qui se ressemblent
On aurait appris l'argot par cœur
J'aurais été ton professeur
A mon école buissonnière ...

c'est drôle, je me sens vide, je me sens pleine, je pense à toi, mon petit J, et je sais, petit ange, que grace a toi je ne serais jamais vraiment seule.
Parceque tu fus, pour notre famille, la vie, tu fus la joie, mon petit J.

Mon petit frêre, pour toi est dédiée l'Afrique de mes parents, pour toi ma Mésopotamie, le chaos de Naples, la lumière d'Istanbul, pour toi la vie, l'amour. Pour toi ma haine des docteurs et des hopitaux, pour toi les lèvres qui embrassent, pour toi la pureté des sentiments fragiles.

et tout le reste, je l'offre à ma mère.

6/2/08 11:35 pm - Zivot

J'écoute la musique de l'instinct de vie et mes pensées ont une autre dimension, j'ai la peur a l'estomac et je pense a ceux que j'aime, que j'ai aimé.
Ma mère est malade et c'est une intime souffrance jamais ressentie jusque la, une incrédulité totale, qui anesthésie un peu.

Bientôt j'irais voir Shantel. j'irais me déhancher sur les groupes qui m'ont fait vibrer, je veux la vie, je la veux complète, je la veux entière.
Malgrès la peur et la douleur.
je veux tout mélanger, je veux tout faire sauter, l'espace d'une soirée je veux que mon corps existe, primitif et qu'il crie.

je voudrais encore pouvoir serrer toujours ma mère dans mes bras.

5/28/08 12:28 am - suprises ...

Voilà que mon échange change de ville, me voila partie pour I., je déménage le premier aout, alors en attendant je vais y penser, anticiper, rêver, me faire tout un tas de films, en sachant très bien que jamais un voyage n'est aussi idéal que dans ses fantasmes, et qu'il en est toujours plus beau, plus riche, plus fort.

la ville d'I. me ravie, tout ce que j'en lis me rend extatique.

J'espère que la bas j'aurais autant d'hommes que j'en ai eu cette année.
Ou peut etre moins, mais des meilleurs ? (quoi que meilleur que Y, qui me rend encore folle de désir rien qu'a y penser, ahahahahahaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!!! pas possible)

Sinon ?

Je suis payée pour caresser une machine ILLY et j'en suis ravie, chaque capuccino m'empli le coeur d'une douce très douce nostalgie, la crème est suave, le gout est celui d'une maison qui fut la mienne.

4/22/08 11:29 am - Güzel bir gün ?

Il ne me reste plus qu'a attendre.

Début juillet je saurais si mon rêve se réalise.

Oui je saurais si je déménage.

Si tout va bien, en aout je serais au Kurdistan, un mois de splendeurs et de vie, un mois aussi exaltant que mon printemps dernier. Un mois de rencontres, acceuillie par une ONG affiliée à l'université. Je mangerais des piments verts et je saurais bien si les étudiants kurdes aussi aiment Dostoievski.

Si tout va bien, en septembre je m'installe à A., dans le quartier de K., et je commence une nouvelle vie, un nouveau travail, encore !


Hier soir j'ai regardé le Satyricon de Fellini, dieu que c'était sublime.
A propos, une citation du maitre :

"If you see with innocent eyes, everything is divine"

Voila .

3/27/08 09:44 am - bonheur

Il est parfois difficile de le trouver ce bonheur la, et le secret c'est d'en oublier l'obsession. Si la vie est inutile, si la vie n'est qu'un passage, alors qu'est ce qui m'empêche de continuer sur ma lignée.
De passer du temps seule a penser, de partager l'apéro avec les gens qui me font rire, de me laisser guider par mes tripes, de tout foutre en l'air parfois, d'apprendre toujours plus, de me laisser caresser par le vent et de regarder la mer. De me laisser toucher à chaque fois à un garçon différent.
Pourquoi donner un sens a ma vie ?
Si la vie est inutile, on peut bien continuer a faire des boulots sous-payés, a visiter la monde. Rien ne compte autant que l'ivresse des voyages, le malaise de trop de beauté, le vertige de l'ailleurs.
J'aime être terrifiée, j'aime que rien ne me retienne.
J'aime prendre des photos, j'aime le pincement au coeur de nostalgie quand je repense a mon Italie, à mes Balkans, à ma Turquie, à mon Angleterre.
J'aime ce souffle violent qui me porte.
Je ne m'arrêterais pas.
Je vois les gens se ranger autour de moi et mon corps et mon esprit restent libre.
Mon imaginaire est faite de routes un peu cabossées, autant que les gens qui la parcourent, de littérature solitaire, de rêve et de musique tzigane.
J'ai le besoin des trains lents et de la vodka partagée. De la cigarette du réconfort. Des émotions primitives.


Qu'est ce qui devrait me retenir ?

Bientot je repartirais.
A moi la vie.

2/17/08 07:42 pm

je ne savais pas,
que je devriendrais une belle fille, rien ne le laissait prevoir, que j'aurais l'air confidente et cool un jour

je ne savais pas,
que je vomirait dans des caniveaux, prendrait de la cocaine, que mes reves seraient brises, ma virginite profanee.
que je me ferait baiser violement a l'arriere d'une voiture, que je traverserais tant de pays, que je ne saurais pas recevoir de tendresse.
que je me saoulerais de musique trop forte, que je dirais "encore" a tout ce qui me violente, que je perdrais pied si souvent.
je ne savais pas,
que je melangerais antidepresseurs et vodka, que j'implorerais de mes bras un inconnu en sueur de rester quelques secondes encore en moi, pour me sentir moins seule.
je ne savais pas,
que je serais obsedee par la perte,


no regrets, no apologise

5/29/07 02:14 pm

j'ai un putain de coeur d'artichaud. c'est drôle de revenir ici, sur ce journal, après tant de mois.

c'est la que tout a commencé, après tout. Ce journal triestin, les premières aventures de ma jeune vie, le premier voyage initiatique, la vie comme une surprise.

j'ai un putain de coeur d'artichaud, je suis toujours en équilibre instable.

j'ai vu la Turquie et je me suis saoulée au raki, j'ai écouté l'appel de la prière avec les garçons slaves qui partageaient mes nuits, j'ai chanté la mer noire, qu'on l'appelle karadeniz ou crne more c'est toujours la même mer, j'ai dansé le horon et chanté, émue, les chansons de Kazim Koyuncu. J'ai croqué dans des légumes frais avec Ljubomir qui m'a embrassée, on a pressé la tomate dans de la mauvaise vodka. La nuit était fraiche, Dimitri m'attendait, en transes il faisait les 100 pas, je ne me rendait pas compte. J'étais entourée d'hommes et de montagne. Tout était si pur.
J'ai pris des taxis, des avions, j'ai vu les lacs écossais et j'ai pleuré de tout mon soul de ne pouvoir être plus libre.

Bientot encore un départ. Tant attendu. Bientot je converserais dans toutes les langues du monde, bientot je retournerais boire du thé face aux montagnes lazes.

J'ai récemment fait une jolie rencontre. Suprenante. Me voilà comme l'adolescente que j'aurais du être, sourire béat, toute faite d'adoration et de contemplation pour un représentant du sexe opposé, qui, en plus d'avoir les plus beaux yeux du monde, à le mérite d'etre un satané blasphémateur, cultivé et drôle, le corps impatient de plus de liberté, un jeune fou cultivant "l'art de la joie", apeuré par l'amour, qui me dit qu'Istanbul aime le sexe, que je serais sa sultane et sa pute. Moi je lui répond qu'on prendra toutes les drogues du monde en disant que l'amour c'est de la merde, je le traite de fils de pute "orospu çocugu". Il me répond qu'il adore ça, que décidément je suis sa seule sultane. Il me parle de Suleyman le magnifique, moi je l'aide a étudier. J'en pleurerais presque quand je pense qu'il est a moitié laze a moitié bosniaque, qu'il vit a beyoglu, le mythique quartier d'Istanbul, j'en pleurerais presque de trouver en lui tout ce que j'aime. J'en pleurerais presque, du sourire heureux qu'il me dédie. De la recette qu'il a demandé a sa grand mère pour moi, parceque je suis tombée en amour pour un plat laze. Des mots qu'il me dit dans un serbo-croate hésitant. De Sarajevo qui est la ville de son père.
Je veux partager un joint avec lui, fumer lentement. Je suis heureuse parcequ'il regrette que l'on se manque cet été. Il sera en provence quand je serais en Angleterre. Mais qu'importe, je veux juste qu'il profite du soleil sur sa peau de l'alcool dans son sang de la beuh dans ses poumons, je veux qu'il fasse l'amour avec le plus de filles possibles et qu'il se sente faire partie de ce monde. Je ferais pareil de mon coté. Il me suffit de savoir qu'il est quelque part.
Après, je serais la. En septembre 2008, quand je m'installerais a Istanbul, je monterais dans sa voiture pour lui prouver que j'ai confiance en lui malgrès son alcoolisme notoire et sa conduite alla turca, et je ne me lasserais pas d'écouter son accent, de l'entendre dire "ma sultane, ma pute".

12/20/06 10:53 am

Moments de grâce ...

Mon gitan préféré baratineur et voleur de voitures qui me joue le morceau de mon coeur sans même que je l'ai demandé. Qui me raconte les villages de sa Roumanie, les bars tziganes de Belgrade et les souks d'Istambul. Qui me serre dans ses bras quand je fais une ébauche de danse roumaine dans la rue. L'impression de sortir de l'espace temps et d'être ivre.
Des nuits marathon queer as folk avec Sophie et Camille, sous champignons hallucinogènes, des orgies de popers et de beuh.
Les discussions conceptuelles sur la Kévinisation de la société.
Les pleurs de la blonde Isa quand elle a bu.
L'angoisse d'Elo au téléphone.
Jérémie qui essaye de me rassurer, parcequ'il comprend, en silence.
La vie qui parfois se fait dur.
Mais on est la, les uns pour les autres.

9/3/06 08:37 pm

Dina est morte. Dina la plantureuse, Dina l'italienne, Dina et son enfance à Padova, Dina que la misère pousse à venir en France, Dina qui dans les années 40 fabrique des chapeaux de feutre. Dina la fille à soldats, dragueuse, peut etre, allumeuse, on le dit d'elle, la seule chose de sur c'est qu'elle a des jolies formes et qu'elle aime plaire aux garcons.
Dina elle choque et se sépare de sa famille, elle laisse un souvenir amer, violent, sa petite soeur la jalouse en secret, trop maigre et trop avare de son corps. Elle aimerait bien, elle aussi, aller au bal, mais ne sachant le faire, elle s'autoproclame saint gardienne de la morale chrétienne. Quel ennui.
Dina qui épouse un francais, on dit de lui qu'il est rasciste, qu'il n'aime pas les "macharoni", ces "sales ritals". Les italiens se choquent, s'offusquent, les Filippi épousent des italiens, et du nord, s'il vous plait! "Les français ne nous aiment pas, les français sont rascistes!"
Plus tard, les Filippi, grande famille plutot artiste, peuplée de peintres et de sculpteurs, de voyageurs insatiables, ils deviendront français, ils oublieront la misère et le fascisme qu'ils ont laissés de l'autre coté des Alpes.
Et Dina, toujours seule, toujours oubliée des grandes fêtes de famille, la soeur toujours fantasmée, admirée et méprisée, salie.
"Toi, tu ressembles à la Dina.."C'est vrai que je lui ressemble, physiquement, presque la même. L'éternel repproche familial, qui tombe comme une sentence, parceque je n'ai pas le physique qu'il faut, je ne fais pas les études qu'il faut. Parceque c'est la manière la plus cruelle de m'humilier en public. Cruelle pas pour moi, pour eux. Ils me regardent bouger et ils voient Dina, quand ils me trainent dans la boue c'est Dina qu'ils salissent, les souvenirs douloureux que j'éveille en eux.
Aujourd'hui leurs larmes, parceque le temps perdu ne se rattrape pas. Des regrets pleins la voix, détruits, ils sont. Ils repensent à l'Italie, ils repensent à l'époque ou Dina aguichait les garçons, ils se disent que ce n'était pas si grave, qu'ils auraient du lui pardonner.

Dina, moi j'apellerais ma fille Dina, si j'en ai une un jour.
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